LE PROJET ARTISTIQUE


UNE NOUVELLE INVITATION AU VOYAGE

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Qu’en un lieu, qu’en un jour un seul fait accompli

Tienne jusqu’à la fin le théâtre rempli

Boileau – Convention de la Tragédie classique - 1630

 

Raconter une histoire c’est le propre du théâtre. Si le théâtre classique imposa pendant longtemps la règle des « trois unités », le théâtre contemporain s’est peu à peu affranchi de cette convention. Le spectateur –installé dans son fauteuil- commença à voyager dans l’espace et/ou le temps et ce, de façon de plus en plus marquée. Depuis 2012, La Petite Fabrique cherche à faire voyager son public par ses créations : traversée du XXème siècle via l’histoire d’une famille, déambulation à l’Arboretum de la Martinière à la recherche des contes et légendes du Val de l’Indre, reconstitution de décors grandeur-nature etc.

LE PORTEUR D'HISTOIRE

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Le Porteur d’histoire est à la fois un conte, un roman, un film, une épopée, une légende. Et comme de nombreuses œuvres d’Alexis Michalik, il est difficile de distinguer la fin de la réalité du début de la fiction. Ecrite et montée en cinq semaines durant l’été 2012, cette pièce aux faux airs de Da Vinci Code est un mélange des genres : une recherche historique, un rythme haletant presque cinématographique, un sens du suspens digne d’une fiction américaine. A travers son écriture, les influences et les passions de Michalik sont clairement visibles : le théâtre, l’histoire et le cinéma. Onze époques (de la Rome Antique à nos jours), cinquante-et-une scènes, trente décors (sur quatre continents), quarante personnages… et cinq comédiens sur scène. La demi-mesure n’existe pas chez Michalik et le concept fait mouche depuis 2012. Outre deux Molières (Meilleure mise en scène, meilleur spectacle), le Théâtre des Béliers fait salle comble tous les soirs depuis… et il en est de même avec ses autres créations : Huis-clos, Edmond et Le Cercle des Illusionnistes.

UN NOUVEAU DEFI

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Cette pièce sonnait comme un défi. Et depuis sa création, La Petite Fabrique a toujours aimé en relever : spectacles en déambulation, décors grandeur nature, thématique complexe…  Cette saison encore, elle ne dérogea pas à la règle et a souhaité rendre hommage à l’une des passions de Michalik : le cinéma.

 

Les choix de mise en scène ont été multiples : 

         - Intégrer les spectateurs pour en faire des acteurs à part entière.

         - Donner une dimension cinématographique tant à la pièce qu’à la 

            manifestation en général.

                                                                                                                      - Retranscrire au plus juste la réalité des époques, des décors et du                                                                                                                                           rythme imposés par l’auteur. 

PLACE AU CINÉMA !

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C’est ainsi que les spectateurs ont été accueillis dans l'Espace Atout Cœur -réaménagé  comme un plateau de cinéma pour l'occasion- au moment même où l'équipe de production de la Petite Fabrique était à la recherche de ses figurants... Le quiproquo est facile mais efficace. Ainsi, quelques minutes plus tard, nos spectateurs devenus des comédiens prêts à tourner. La version filmée de la pièce d'Alexis Michalik peut alors commencer. Les spectateurs jouent ainsi leurs propres rôles. Où commence le théâtre ? Où s’arrête le cinéma ? Où la fiction prend-elle le pas sur la réalité ?

 

UN SPECTACLE IMMERSIF

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Sur un plan scénographique, la pièce était jouée sur un espace frontal de 12 mètres par 6 mètres divisé en quatre zones, permettant une succession rapide des trente-et-un décors différents (!). Pour que l’immersion soit totale, un écran de quatre mètres de haut sur trois mètres de large projetait des décors en perspective accentuant la sensation de voyage dans l’espace et le temps. L’écran permettait également de mettre en évidence les scènes dont les décors -trop volumineux- ne pouvaient pas entrer sur scène. C'est ainsi que les deux scènes de l'avion ont été filmées préalablement à l'Aérodrome de Sorigny et projetées entre deux scènes théâtrales. Afin de ne jamais perdre le fil du tournage, des intermèdes cinématographiques ont été rajoutés. Stratégiquement positionnés, ils permettaient la mise en place de décors ou d'éléments imposant tout en maintenant un suspens de la trame narrative et en accentuant l’interaction avec le public.

 

Encore une fois, le théâtre devient cinéma et le cinéma devient réalité. Enfin, de nombreux éléments de décors étaient truffés de « trucs » et de « surprises », permettant des transitions spatio-temporelles rapides et multipliant les apparitions et disparitions des comédiens (porte qui cache un décor, tableau à travers lequel passait la lumière...). Ainsi, sans bouger de son fauteuil, notre public était invité à perdre pied en traversant époques et contrées : de la Révolution française à nos jours, du fin fond des Ardennes au cœur du désert algérien… Spectateur d’une histoire à tiroirs, le public devint l'acteur d’une histoire commune.

 

La Petite Fabrique

La Fabrique à théâtre - 31 rue des Moulins - 37250 MONTBAZON

06.62.17.25.38

contact@petite-fabrique.com